Le bilan social individuel, un outil de gestion de carrière

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Crédit photo : Ken Teegardin

Issu de la culture d’entreprise anglo-saxonne, le bilan social individuel (BSI) a su convaincre près de 60% des grands groupes français. Outil de communication pédagogique, le BSI a pour objectif d’apporter de la transparence sur la politique de rémunération globale : la rémunération ne se limite pas au salaire, elle inclut de nombreuses autres composantes.

Une vision globale du package de rémunération

La première fonction du BSI est de fournir une explication pédagogique et transparente sur le package de rémunération afin de donner au collaborateur une vision globale et concrète.

Au sens strict du terme, la rémunération peut se présenter sous deux modes : la rémunération fixe, généralement composée par une base, des primes conventionnelles ou encore des avantages en nature, et la rémunération variable, qui peut se ventiler par un variable individuel (prime de performance par exemple) ou un variable collectif (intéressement, participation...).

Il existe donc un socle de rémunération auquel on peut rajouter pléthore d'options qui n'aident pas le collaborateur à comprendre sa rémunération dite "pécuniaire".  Le BSI permet d'expliquer cette partie et  aussi de mettre en exergue les autres pans de sa rémunération dite globale (jours de repos, de formation, offres sociales...). Un salarié n’attend plus seulement un salaire de son entreprise, mais aussi un certain niveau de bien-être, de protection sociale, ou encore l’évolution de ses compétences. Le BSI permet de synthétiser tous ces éléments de manière visuelle, et innovante. Le modèle mis en place par D2SI couvre quatre grands domaines :

  • La rémunération
  • La protection sociale et les congés
  • La formation et les projets
  • La contribution aux résultats

Chez D2SI, le BSI est remis lors de l’entretien annuel. Pour le collaborateur, cet entretien est l’opportunité de faire le bilan de l’année, sur sa mission et son projet de carrière. LE BSI présenté à cette occasion donne au collaborateur une vision globale de sa rémunération, mais également de son investissement dans la société. C’est un outil qui s’inscrit dans la durée : son objectif est de montrer l’évolution du collaborateur depuis son arrivée dans la société.

Les spécificités du BSI chez D2SI : la contribution

Là où la plupart des BSI sont essentiellement consacrés à des éléments chiffrés, D2SI a fait le choix d’estimer également des éléments qualitatifs pour valoriser le projet individuel et l’investissement du collaborateur dans la société.

Comment estimer ces éléments ? Le projet d’entreprise reposant sur trois piliers que sont l’expertise, l’innovation et la responsabilité, il s’agit alors de voir comment chacun est acteur sur ces domaines. Selon que l’on participe à un éco-chantier, que l’on suive une formation ou que l’on mène une veille technologique sur un outil, on participe à l’engagement de responsabilité, d’expertise, ou d’innovation de l’entreprise.

En effectuant ce bilan, on fait du salarié un acteur de son parcours professionnel. Détecter ses appétences, comprendre ses motivations permet de mettre en perspective son implication et son projet de carrière. Inversement, si le collaborateur n’a pas été impliqué, l’entretien permet d’identifier les points de blocage et de travailler à les dépasser.

Il ne s'agit pas d'évaluer mais bien de comprendre et d'accompagner. Dans ce processus, les RH sont force de conseil pour aider le collaborateur en lui indiquant les dispositifs à sa disposition et en cohérence avec son parcours.  L’entretien autour du BSI permet de faire le point sur toutes ces questions, puisqu'il synthétise l'ensemble des données sur un an.

ESN : faut-il inclure la contribution aux résultats ?

Afin de pousser la logique de transparence jusqu’au bout, D2SI a fait le choix d’inclure la contribution au résultat au BSI. L’objectif est de sensibiliser chacun au modèle économique de la société et à ses coûts de fonctionnement. Pour un chiffre d’affaires donné, quelle part représentent les impôts, les charges de fonctionnement, les charges de structure ou la marge d’exploitation ? A travers son taux journalier, à quelle hauteur le consultant contribue-t-il au fonctionnement de la société ? L’objet n’est pas tant de mettre en avant l’équation économique que représente le ratio salaire/facturation, ni de mettre en avant la marge individuelle. Au contraire, il s’agit de sensibiliser aux enjeux de ce projet collaboratif, basé sur un modèle collectif : on vise la performance globale de l’équipe.

Au-delà des chiffres, on retiendra du BSI qu’il est avant tout un outil de communication et de sensibilisation, favorisant le dialogue et l’écoute. L’associer à l’entretien individuel, et garantir sa récurrence d’une année à l’autre, permet en outre d’en faire un outil de gestion de carrière et de poser les bases d’une politique de rémunération transparente.